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- projet et concept
- les régles du jeu
- cartes postales par pays
- le théâtre de Chaillot
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"Une carte postale chorégraphique est un duo dansé de trois minutes
qui répond à des règles chorégraphiques, musicales et filmiques
communes qui permettent le partage esthétique" |
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La rencontre est le premier acte de culture |
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Dans le cadre de francofffonies !le festival francophone en france qui s’est tenu tout au long de l’année 2006, Dominique Hervieu (chorégraphe, co-directrice du CCN de Créteil et du Val-de-Marne/Compagnie Montalvo-Hervieu, directrice de la mission jeune public au Théâtre National de Chaillot) a mené des actions pédagogiques et artistiques autour de « L /ART DE LA RENCONTRE-Cartes Postales Chorégraphiques pour les francofffonies ! » qui fut l’un des projets emblématiques du festival. |
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Convaincue que la diversité culturelle constitue la richesse et le défi de l’art d’aujourd’hui, Dominique Hervieu a proposé de mieux comprendre l’expérience de l’Autre, et de tenter de créer un horizon dans lequel les rapports au monde seront plus emprunts de sensibilité aux différences humaines.
L /ART DE LA RENCONTRE-CARTES POSTALES CHOREGRAPHIQUES rend compte de la richesse et de la diversité culturelle en soulignant l’attachement de tous aux valeurs partagées d’échanges et d’ouverture à l’autre.
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L’hétérogénéité des cartes postales révèle les similitudes et les différences culturelles des duos, développant un ensemble de correspondances corporelles, visuelles, sonores. Ces dialogues chorégraphiques, d’une carte postale à l’autre, contribuent concrètement à L/ART DE LA RENCONTRE et affine la notion de partage dans une authentique expérience de création. |
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Plus que la richesse de chaque proposition, c’est « l’interrelation » entre toutes ces créations qui approfondit le sens de ce projet.
L/ART DE LA RENCONTRE interroge le rapport entre ouverture et identité culturelle, travaillant autour de la question complexe de comment s’ouvrir aux autres sans perdre la singularité de sa propre identité culturelle.Ce projet tente de mettre en valeur la force des différences des cultures et traditions, et répond ainsi modestement, à travers la danse, au danger de l’uniformisation culturelle. |
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le concept est simple |
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Dominique Hervieu a imaginé une suite de douze courts duos conçus tout autour du monde.
A partir de trois duos chorégraphiés avec José Montalvo, Dominique Hervieu a constitué des “règles du jeu ”, puis a conçue et tourné trois nouveaux duos en France. Six autres ont été créés sous son initiative par des chorégraphes francophones au Mali, en Tunisie, au Cambodge. |
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Les Cartes postales chorégraphiques sont constituées d’interviews des interprètes, du duo dansé et de la réponse à la question « Qu’est-ce que la danse pour vous ? ». |
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Cinq chorégraphes vivant respectivement au Mali (Kettly Noël), en Tunisie (Hafiz Dhaou et Aicha M’Barek), au Cambodge (La princesse Norodom Buppha Devi) et en France (Dominique Hervieu), ont créé chacun in situ (sur les lieux de leurs choix : place, bord de fleuve, musée, patio…) deux courts duos de 2 à 3 minutes, l’un avec des danseurs professionnels et l’autre avec des enfants suivant les règles du jeu définies. |
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Capté et filmé en vidéo, sur une bande sonore originale de Catherine Lagarde et Tibo Javoy, chaque duo constitue une carte postale chorégraphique singulière, pièce unique composant chacune un des maillons du projet L/ART DE LA RENCONTRE. |
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Trois règles du jeu (chorégraphiques, musicales et filmiques) : “ Des codes communs pour que le partage soit possible ” |
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Les 3 règles chorégraphiques - trois duos ou les premières cartes postales |
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3 duos, extraits de spectacles de la Cie Montalvo-Hervieu fondent les règles du jeu chorégraphiques : ce ne sont pas des modèles mais des impulsions pour inventer des “ conversations dansées ” d’une durée moyenne de 2,30 minutes, véritables déclencheurs “ ludiques“ ou poétiques.
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- L’art des questions-réponses (illustré par un duo de Mélanie Lomoff et Chantal Loïal, extrait de “ PARADIS ”).
Deux danseurs dialoguent. Chaque danseur développe son vocabulaire. Les interprètes se questionnent, se répondent, dansent à l’unisson, ils jouent à emprunter un détail de la danse de l’autre, se l’approprient, le transforment.
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L’art de la polyphonie (illustré par un duo de Blaise Kouakou et Merlin Nyakam, extrait de “ LE JARDIN IO IO ITO ITO ” ).
Deux “ danseurs–chanteurs ” parlent, dansent, chantent simultanément. Hommage décalé à la comédie musicale.
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L’art du contrepoint (illustré par un duo de Sabine Novel et Salah Benlemqawanssa, extrait de “ LE JARDIN IO IO ITO ITO ” ).
Un danseur et un chanteur s’accompagnent. Un chanteur ou comédien commente la chorégraphie d’un danseur dans la tendresse, l’ironie, l’humour, le questionnement, etc. Le chanteur impulse la danse, la danse incarne le chant.
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Les règles musicales et sonores Une même base musicale accompagne toutes les cartes postales (sauf celles qui sont chantées). Deux compositions (rythme lent ou plus rapide) ont été commandées à Catherine Lagarde, directrice musicale du projet, et Tibo Javoy, compositeur. Ces compositions constituent une sorte de base continue électronique, sur laquelle chaque chorégraphe peut superposer, sur le principe du mix, d’autres sons, des chants, des instruments de musique, des paroles, des bruits de la vie quotidienne, etc.
Une façon de décliner musicalement le projet en jouant de la diversité des mondes sonores, des langages de chaque culture, à partir d’une base musicale commune.
(Le CD musical est inclus dans le DVD L/ART DE LA RENCONTRE.)
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Les règles du jeu filmiques Nous avons imaginé des règles du jeu filmiques simples qui puissent être adoptées par tous. La réalisation doit se mettre au service de la danse et non l’inverse.
Le découpage technique est constitué de trois plans :
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un plan large, en caméra fixe, cadre l’action dans son ensemble (plan pied)
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un plan rapproché, en caméra fixe, cadre l’action en détails (plan américain ou taille)
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un plan en caméra à l’épaule cadre l’action au plus près, au cœur de la danse, par des mouvements en interaction avec la gestuelle des danseurs
Pour chaque duo, un montage de ces trois échelles de plan permet une approche dynamique de la danse tout en adoptant un point de vue simple à reproduire. Les règles du jeu filmiques employées pour tous les duos donnent une cohérence esthétique au projet.
Pour ceux à qui le montage paraît une étape trop complexe, la solution la plus simple est d’opter pour la réalisation du duo en plan séquence.
La structure de la carte postale est composée :
De vues sur la ville
Du jeu des grimaces
D’interviews des interprètes ( L’histoire de votre rencontre, la réponse à la question : « Qu’est-ce-que la danse pour vous ? »)
De gros plans sur leurs pieds en train de danser
Du duo dansé
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- Dans le cadre d’une création de cartes postales chorégraphiques hors école et collège de Paris : 17 partenaires (conservatoires, IUFM, écoles, collèges, établissements supérieurs…).
C’est une vingtaine de duos qui ont été créés et présentés lors du festival des cartes postales de Chaillot.
Des liens commencent à se tisser entre les partenaires eux-mêmes : par exemple, des élèves de l’option cinéma au bac du lycée de Montgeron ont filmés, entre autres, deux duos d’un IUFM engagé dans l’aventure. Ce projet des cartes postales a constitué leur sujet d’évaluation au BAC. Les étudiants designers de l’Ecole d’Arts Appliqués Duperré ont créé les accessoires de certains duos…
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Le Théâtre National de Chaillot a organisé et financé une des déclinaisons les plus riches du projet en créant
L’ART DE LA RENCONTRE-Cartes postales chorégraphiques pour les francofffonies! du Théâtre National de Chaillot. |
Le projet a été multiforme, il s’est incarné : |
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Dans le cadre d’un concours de cartes postales chorégraphiques lancé au niveau des écoles élémentaires et collèges du rectorat de Paris : 8 établissements (3 écoles et 5 collèges).Le 7 avril 2006, les 8 établissements concernés ont présenté devant un jury professionnel présidé par Jean-Marie Touratier (Conseiller du Recteur/Délégation académique aux arts et à la culture) les duos créés pendant l’année scolaire, à raison d’un duo par classe. Trois d’entre eux ont été primés. Le prix était la captation du duo par des professionnels dans des lieux emblématiques de Paris.
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Par la création du Festival des cartes postales chorégraphiques pour les francofffonies ! du Théâtre National de Chaillot.
Le festival a eu lieu les 1er, 2 et 3 juin 2006 au Théâtre National de Chaillot, sur le plateau de la salle Gémier, devant l’ensemble des partenaires. Il a permis de donner vie de manière concrète à la proposition de Dominique Hervieu et ainsi de se rendre compte de l’enthousiasme des instituteurs, professeurs et élèves.
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Par la création d’un DVD des Cartes postales chorégraphiques pour les francofffonies ! du Théâtre National de Chaillot.
Ce dvd, produit par l’équipe du Théâtre National de Chaillot, a été remis gratuitement aux participants lors du festival des 1er, 2 et 3 juin 2006. 1500 exemplaires ont été distribués lors du festival et par la suite dans les inspections académiques.
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