En lever de rideau, la compagnie Montalvo-Hervieu a proposé Variation au Paradis, point d’orgue au colloque, à la fois futuriste et lié à une tradition qui rappelle l’art d’un Méliès : Montalvo joue sur l’interaction entre le réel et le virtuel et fait dialoguer les danseurs avec des images filmées, réinventant l’histoire de la grammaire cinématographique. |
« Cette pièce se présente sous la forme d’une récréation, d’une variation au sens musical de l’œuvre PARADIS, créée en 1997 à la Maison de la Danse à Lyon, et qui a été saluée depuis par les plus grandes scènes nationales et internationales. Cette réécriture, en forme de clin d’œil au septième art, a été composée exclusivement pour le Festival du Film et ne sera donnée qu’une seule fois. Variation au Paradis célèbre, à travers un style cosmopolite, la jubilation de la vie qui surgit des genres et des cultures… Ici, les pratiques se fondent sans se confondre, sans se nier ni se renier. Le singulier existe mais en fonction du pluriel, d’une marche, d’une démarche collective… Cette chorégraphie s’interroge sans s’appesantir en jouant, sous la forme d’une fable, sur les frontières glissantes entre le corps et ses représentations technologiques.
Elle est un hommage enjoué à ceux qui, même en enfer, savent donner la part la plus lumineuse d’eux-mêmes. » |
La présentation des membres du jury du 53ème festival a été introduite par cette chorégraphie en images et suivie d’un court-métrage de Jean-Luc Godard, De l’origine du 21ème siècle, une forme de récapitulation prophétique qui fait la synthèse du siècle en quinze minutes… |