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Les Paladins de Jean-Philippe Rameau,
Comédie-ballet sur un livret de Duplat de Monticourt.
Créée le 12 février 1760, à l’Académie royale de musique de Paris |
Production créée le 14 mai 2004 au Théâtre du Châtelet
en coproduction avec le Barbican Centre de Londres |
| Direction musicale |
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| Mise en scène et chorégraphie |
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José Montalvo et Dominique Hervieu |
| Scénographie et conception visuelle |
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| José Montalvo |
| Costumes |
| Dominique Hervieu, Julie Scobeltzine, Emilie Kindt-Larsen |
| Lumières |
| Philippe Berthomé |
| Avec... |
| Atis Topi Lehtipuu,
Argie Stéphanie d’Oustrac,
Nérine Sandrine Piau,
La Fée Manto François Piolino,
Orcan João Fernandes,
Anselme René Schirrer. |
| Orchestre et Choeur des Arts Florissants |
Danseurs du Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Montalvo-Hervieu
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| Les Paladins - Argument |
Acte I |
Dans le château où le jaloux sénateur Anselme, son tuteur, l’a enfermée, Argie voit approcher avec horreur le jour de ses noces avec lui. Nérine, sa suivante, essaie de la reconforter avant de tenter de persuader leur geôlier, Orcan, de les laisser s’échapper. L’arrivée d’une troupe de paladins déguisés en pèlerins vient apporter une diversion d’autant mieux venue qu’elle est conduite par Atis, celui dont Argie est éprise et qu’elle désespérait de jamais revoir. Orcan veut chasser les intrus mais, frappé par Atis, perd très vite de sa superbe. Les pèlerins en profitent pour l’enrôler de force dans leurs rangs. L’annonce du retour d’Anselme met en fuite toute la compagnie. |
| Acte II |
Alors qu’Anselme approche du château, il comprend très vite que des choses anormales se passent chez lui. Orcan tente de lui expliquer la situation avant qu’Argie ne fasse son entrée, déguisée en pèlerine. Tentant le tout pour le tout, la jeune fille avoue au sénateur qu’elle s’apprêtait à lui fausser compagnie avec la complicité de celui qu’elle aime. Anselme feint de lui rendre sa liberté, mais remet un poignard à Orcan pour qu’il la tue. Nérine surprend le complot et court avertir Atis qui revient avec sa bande de pèlerins déguisés cette fois en démons et en furies. Terrorisé, le geôlier se laisse déposséder de son arme. Menacé de mort, il est gracié par Argie dont on célèbre les retrouvailles avec Atis. Le retour d’Anselme, accompagné d’hommes en armes, contraint une nouvelle fois la compagnie à prendre la fuite, cette fois à l’intérieur du château dont on barricade les portes. |
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| Acte III |
Anselme s’apprête à donner l’assaut au château, qui se transforme soudain en somptueux palais chinois entouré de jardins. La métamorphose est l’oeuvre de la fée Manto, qui fait son apparition sous les traits d’un / une esclave maure et propose au sénateur un marché : toutes les splendeurs lui appartiendront en échange d’un gage d’éternelle fidélité. Sceptique, Anselme hésite avant de succomber à l’âppat du gain. Manto fait alors entrer Argie qui découvre son futur époux expirant aux pieds d’une autre. Mort de honte, Anselme tente de se justifier jusqu’au moment où Manto juge bon de mettre un terme à la supercherie. Délivrant le sénateur de son serment, elle unit Atis et Argie.
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| Les Paladins - Histoire d’une création |
Avant-dernière composition de Jean-Philippe Rameau pour le théâtre, Les Paladins sont représentés pour la première fois le 12 février 1760 sur la scène de l'Académie royale de musique de Paris. Entré dans sa soixante-dix-septième année, le musicien natif de Dijon pouvait estimer n'avoir plus grand-chose à prouver : organiste de formation, venu tard à l'art lyrique après s'être illustré dans l'écriture de pièces pour clavecin et de traités théoriques (il a attendu l'âge de cinquante ans pour composer son premier opéra, Hippolyte et Aricie, en 1733), il y a conquis la gloire avec Les Indes galantes, Les Fêtes d'Hébé, Dardanus ou Platée. Pourtant, il éprouve toujours le besoin d'aller de l'avant, aussi bien dans l'univers de la comédie que de la tragédie, et, après Les Paladins, il n'hésitera pas à mettre en chantier Les Boréades, son ultime chef-d'œuvre, jamais représenté de son vivant et qui devra attendre deux siècles avant d'être proposé au public. Les Paladins n'auront pas une carrière beaucoup plus heureuse : accueillis avec réserve le soir de leur création, ils tiennent encore l'affiche pour quelques représentations avant de disparaître jusqu'au XXe siècle. Lassitude du public à l'égard du compositeur ? Faiblesse du livret ? Abus du mélange des genres ? Les explications avancées par les historiens et les musicologues ne manquent pas… L'ouvrage, il est vrai, est particulièrement composite, alternant ou superposant passages chantés et dansés, moments sérieux et de pure bouffonnerie, dans un jeu parodique d'une subtilité et d'une diversité extrêmes où le déguisement est roi. Au lendemain de la célèbre Querelle des Bouffons, dans laquelle il a été pris à parti par les partisans du " naturel " de la musique italienne, Rameau apporte sa réponse et laisse libre cours à son imagination en faisant éclater les classifications (comédie-ballet, ballet bouffon, intermède, féerie…). Conçus sous le signe de la gaieté et de la liberté, Les Paladins n'entrent véritablement dans aucune catégorie, le spectateur étant à son tour invité à s'abandonner sans a priori au plaisir de l'œil et de l'oreille. Une confirmation supplémentaire, s'il en était encore besoin, de l'extraordinaire génie dramatique et musical de Rameau.
Extrait du programme des Paladins paru en 2004 |
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Les Paladins - Orchestre et Choeur des Arts Florissants |
Ensemble de chanteurs et d’instrumentistes voués à la musique baroque, fidèles à l’interprétation sur instruments anciens, Les Arts Florissants ont été fondés en 1979. Dirigés depuis lors par William Christie, ils portent le nom d’un petit opéra de Marc-Antoine Charpentier. Depuis le triomphe d’Atys de Lully à Florence, Paris et Montpellier en 1987, c’est sur la scène lyrique qu’ils rencontrent leurs plus grands succès. Travaillant avec les plus prestigieux metteurs en scène (Jean-Marie Villégier, Robert Carsen, Alfredo Arias, Pier Luigi Pizzi, Jorge Lavelli, Adrian Noble, Andrei Serban, Graham Vick…) et chorégraphes (Francine Lancelot, Béatrice Massin, Ana Yepes, Maguy Marin, François Raffinot, Blanca Li…), ils triomphent dans Rameau, Charpentier, Purcell, Mozart ou Monteverdi. En concert, l’opéra occupe aussi une place importante dans leurs activités (Les Fêtes d’Hébé de Rameau, Idoménée de Campra, Jephté de Montéclair, L’Orfeo de Rossi, Dido and Aeneas de Purcell…), aux côtés de la musique sacrée (Grands Motets de Rameau, Mondonville et Desmarets, Le Messie de Handel…). Les Arts Florissants ont également créé, en 1999, une ouvre contemporaine : Motets III / Hung igitur terrorem de Betsy Jolas. Leur très riche discographie porte témoignage de ce parcours, avec plus de soixante-dix titres. Parmi les derniers parus : Theodora de Handel et les Grands Motets de Campra. Ils ont aussi un catalogue vidéographique comptant à ce jour six titres. En résidence privilégiée au Théâtre de Caen depuis plus de dix ans, Les Arts Florissants présentent chaque année une saison de concerts en Basse-Normandie. Ils se produisent aussi avec régularité à travers l’Hexagone et jouent un rôle d’ambassadeur de la culture française à l’étranger. Plusieurs fois invités à la Brooklyn Academy of Music à New York et au Barbican Centre de Londres, ils ont effectué une tournée triomphale en Asie du Sud-Est en 2002-2003. De son côté, le Choeur des Arts Florissants s’est produit à l’Opéra de Zurich et à la Philharmonie de Berlin. Les Arts Florissants sont subventionnés par le ministère de la Culture, la ville de Caen et le conseil régional Basse-Normandie. Leur partenaire associé est Imerys. |
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