contact
       
       
Compagnie Montalvo Hervieu
____________________________________________________________________________________________________________________________
         
 
 
  2008/09
   
  Le Monde (PDF)
  Le Figaro (PDF)
  Le Journal du Dimanche (PDF)
  La Tribune de Lyon (PDF)
  Corriere della Sera (PDF)
   
   
   
   
   
   

Good Morning, Mr. Gershwin - Création 2008

Chorégraphie Scénographie et conception vidéo
José Montalvo et Dominique Hervieu José Montalvo
Costumes Musique
Dominique Hervieu assistée de Siegrid Petit-Imbert George Gershwin
Créations sonores Lumières
Catherine Lagarde
Vincent Paoli
Clarinettes solo Collaborateur artistique
Renaud Pion Vincent Rafis
Infographie Collaborateur à la vidéo
Franck Chastanier, Sylvain Decay, Amel El Kamel, Clio Gavagni, Pascal Minet et Etienne Aussel
Michel Jaen Montalvo et Valérie Toumayan  
Chef de projet
Assistante à la chorégraphie
Yves Favier Joëlle Iffrig
Créé avec et interprété par 15 interprètes  

Mansour Abdessadok dit Pitch, Warren Adien, Arthur Benhamou, Franz Cadiche ou Alex Tuy dit Rotha ou Joël Tshiamala (en alternance), Katia Charmeaux, Emeline Colonna, Nicolas Fayol, Blaise Kouakou ou Clarisse Doukpe (en alternance), Mélanie Lomoff, Christelle Nazarin, Sabine Novel, P. Lock, Karla Pollux, Priska.

 
Durée
1h20
 
Coproducteurs

Le Théâtre National de Chaillot, Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Montalvo-Hervieu, Le Grand Théâtre de Luxembourg, La Biennale de la Danse de Lyon,
Le Théâtre National de Bretagne, Het Musiktheater – Amsterdam, MC2 – Grenoble, La Maison des Arts de Créteil,
Le Théâtre -Scène Nationale de Narbonne, L’Espace Jean Legendre – Théâtre de Compiègne.

Avec l'aimable autorisation de l'Opéra national de Lyon pour l'utilisation d'éléments de la production"Porgy and Bess" - Lyon 2008

Sur la création

 

Depuis plus de vingt ans, José Montalvo et Dominique Hervieu portent le projet d'une danse jubilatoire et iconoclaste, aux images foisonnantes, qui dit le plaisir des corps en mouvement et l’éclat de leur mélange. Déjouant les logiques canoniques, transgressant les hiérarchies convenues des registres et des discours, leur art, quoique précisément réglé, chahute les codes, les conventions, la bienséance. Par lui se dessine une mosaïque de styles et d’interprètes, vêtus aux couleurs du monde dans lequel, aujourd'hui, nous vivons.

Le projet

Après avoir monté en mai 2008, à l’invitation de l’Opéra de Lyon, Porgy and Bess de George Gershwin, José Montalvo et Dominique Hervieu poursuivent l’hommage au compositeur américain qui sut admirablement écrire pour la danse, et lui consacrent à présent une nouvelle œuvre chorégraphique : Good morning, Mr. Gershwin.

Good Morning, Mr. Gershwin

« Quelle chance d’avoir vingt ans dans les années vingt à New York ! » s’enthousiasmait Ernest Hemingway, grand admirateur du compositeur. Ces années-là furent bien les années Gershwin : naissance de l’art urbain américain, incessantes mutations des villes, modernisation galopante… autant de phénomènes qui marquèrent le musicien de leur vertige et imprimèrent ses notes de leurs pulsations. C’est à ce jeune prodige enthousiaste, libre et cultivé, qui respirait à pleins poumons les airs de son temps, que sera consacré le premier mouvement de cette création. José Montalvo et Dominique Hervieu puiseront librement dans la fabrique de fantasmes du Broadway des années 30 - girls, cinéma et songs chantées pas les plus grands interprètes, de The man I love à I got rhythm –, pour offrir un poème visuel fait de sensualité, de rêve et de fantaisie.

A sa suite, les Trois préludes, composés en 1926, viendront témoigner du talent syncrétique de Gershwin. Car sa curiosité ne s’arrêtait pas aux frontières de Manhattan, mais empruntait insatiablement à d’autres contextes culturels, dans une translation constante entre arts majeur et mineur, musiques savante et traditionnelle. Les riffs syncopés du jazz, les motifs d’une berceuse blues ou les rythmes des Caraïbes se mêlent alternativement dans les Préludes aux formes harmoniques inspirées des grands compositeurs européens – auprès desquels un Gershwin plus adulte et inquiet recherchait désormais une légitimité. A cet idéal d’une musique pour la musique, les deux chorégraphes répondront par une recherche sur le pur mouvement, cette virtuosité qui traverse leur travail depuis ses débuts, et qui trouvera ici à se déployer dans l’intimité d’une partition pour piano.

Enfin, presque dix ans après les Préludes, l’œuvre de la maturité gershwinienne fait pour la première fois entrer en scène les marges misérables de l’Histoire : avec Porgy and Bess, le compositeur éclaire d’une lumière sombre la société qui le porte aux nues. Pauvreté et ségrégation saignent l’Amérique de la Grande Dépression, dont Gershwin veut se faire le témoin. Héritiers du geste citoyen d’un artiste qui couronna son parcours musical d’un opéra au casting exclusivement noir, José Montalvo et Dominique Hervieu articuleront eux aussi, dans cette dernière partie, discours historique et esthétique, politique et poétique de l’imagination. Ils feront ainsi réentendre l’utopie positive portée par Gershwin en son temps : c’est l’ouverture aux autres, à leurs différences, qui seule peut façonner une intelligence de la perception – une généreuse hospitalité du regard.

Vincent Rafis

 

 

 

 
 
retour au menu