
LA BOSSA FATAKA DE RAMEAU
Spectacle Jeune public / à partir de 5 ans
Chorégraphie, José Montalvo et Dominique Hervieu
Scénographie et conception vidéo, José Montalvo
Costumes, Dominique Hervieu
Musique, Jean-Philippe Rameau
Créations sonores, Catherine Lagarde
Lumières, Vincent Paoli
Infographie, Basile Maffone, Mathilde Germi, Jean-François Théault
Assistant vidéo, Etienne Aussel
Directeur technique, Yves Favier
Avec
Abdallah Akindouch (Azil), Emeline Colonna, Serge Dupont-Tsakap ou Blaise Kouakou (en alternance), Fonky Foued, Muriel Henry, Lady Sèverine, P. Lock ou Sim’hamed Benhalima (en alternance), Hajar Nouma ou Lady Sèverine (en alternance)
Production
Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne/Compagnie Montalvo-Hervieu.
Le Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication DRAC Île-de-France, le Conseil Général du Val-de-Marne et la Ville de Créteil.
Diffusion
99 représentations de nov. 2006 à mai 2007
dont 17 représentations à l’étranger.

Le titre se présente comme un joyeux télescopage entre un fragment d’un poème phonétique, « Die Karawan » d’Hugo Ball, et le nom d’un compositeur génial du XVIIIè siècle, Jean-Philippe Rameau. Titre en forme de clin d’oeil, révérence (sans souci de reconstitution historique) au fondateur du mouvement Dada. Mouvement qui a offert une plénitude esthétique à de nouvelles formes expressives comme le collage, l’assemblage, le photomontage, la poésie sonore qui indirectement constituent cette oeuvre.
LA BOSSA FATAKA DE RAMEAU, librement inspiré de ON DANƒE redouble d’imagination, d’extravagance, et de délire et nous emporte par l’hymne au plaisir qui est au coeur même de la philosophie et de l’oeuvre musicale de Jean-Philippe Rameau.
A l’austérité si souvent associée à Jean-Philippe Rameau, José Montalvo et Dominique Hervieu opposent un portrait solaire du compositeur. Une vision contemporaine de son esthétique du plaisir, qui triomphe dans sa plénitude des « Indes Galantes » aux « Boréades ». C’est à travers l’image technologique, avec ses pouvoirs de projections, de montages et de collages, que José Montalvo et Dominique Hervieu transposent, par les voies d’une libre et loufoque fantaisie, machineries extravagantes, truquages, nuages funambules, transformations, tapis volants, changements à vue du théâtre des enchantements dans notre univers contemporain.
Un bestiaire ludique nous rattache par une chaîne secrète à l’univers de Jean de la Fontaine. C’est l’univers du fabuliste qui sert de fil conducteur à José Montalvo et Dominique Hervieu dans le monde irréel, merveilleux, des magiciens et des métamorphoses, des déguisements et des transformations du théâtre lyrique de Jean-Philippe Rameau.
Le livret de LES PALADINS, opéra ballet de Jean-Philippe Rameau, est directement inspiré
du conte : « Le petit chien qui secoue de l’argent et des pierreries ».
Par un subtil jeu de citations, où l’ancien et le contemporain se confirment s’éclairent et se
multiplient l’un par l’autre, José Montalvo et Dominique Hervieu nous invitent à entrer aux
pays des merveilles des sonorités ramistes. Rameau nous emporte sur sa planète d’euphorie légère, de l’extravagance, où circule une utopie hédoniste. |
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